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André Georges et Rosula Blanc, guide de montagne et artisane d’art, Parc naturel Val d’Hérens (VS), candidat parc naturel régional
André Georges est né à La Sage. «La Dent Blanche veillait sur mon berceau», dit-il. Quant à Rosula Blanc, depuis toute petite, elle a passé ses vacances dans le Val d'Hérens. Elle est revenue il y a quelques années pour s'y installer. Ensemble, ils élèvent des yaks et font de l'artisanat. Il sculpte le bois, elle travaille le feutre et fabrique des objets en céramique. Ils tiennent une petite boutique, organisent des randonnées avec les yaks ainsi que divers cours. Ayant freiné son activité en tant que guide de montagne pour cause de problèmes de genou, André restaure également de vieilles bâtisses.
Tous deux constatent qu'avec le projet de parc, un certain dynamisme s'est mis en place. Les produits locaux sont mieux valorisés; il est question de lancer une maison du terroir, de terminer un chemin reliant des possibilités d'hébergement dans les fermes et les alpages sur toute la vallée.
Ils aimeraient que les gens puissent vivre ici, y rester et s'y adonner à des activités liées au lieu. «Un telle initiative stimule l'ouverture et la créativité», assure Rosula. Avant, chacun faisait des choses dans son coin. Maintenant, on se met en réseau, on se donne des coups de main. «Il faut savoir saisir l'occasion», renchérit André, qui attend beaucoup de la future collaboration transfrontalière avec la Valpelline dans le val d'Aoste en Italie. La course du Mont-Collon réunit déjà les deux régions. «Nous parlons les mêmes dialectes», affirme-t-il.
Rosula est persuadée que le parc va permettre de rendre les gens plus conscients de la valeur du paysage et de la nature qui les entoure. «S'ils arrivent à y vivre, ils détruiront moins», pense-t-elle. On pratique un tourisme de montagne doux ici. Il y a des saisons où il pourrait pourtant y avoir plus de monde. La région est surtout visitée en hiver et en été, plus particulièrement entre le 15 juillet et le 15 août. Mais le printemps et l'automne sont aussi très beaux. Rosula et André rêvent que le parc amène des touristes supplémentaires.
Propos recueillis par Cornélia Mühlberger de Preux
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