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En cas de précipitations, les eaux météoriques s’écoulant sur les voies de communication très fréquentées peuvent entraîner d’importantes quantités de polluants vers les eaux souterraines ou les eaux superficielles.
Les eaux polluées doivent être traitées; les eaux non polluées doivent être évacuées par infiltration. Il n'est cependant pas toujours facile de déterminer si des eaux à évacuer sont polluées ou non.
L'évaluation de la qualité des eaux de ruissellement qui s'écoulent des voies de communication (installations servant au trafic routier, ferroviaire et aérien) dépend de différents facteurs tels que la densité du trafic, les conditions climatiques et la topographie, mais aussi de la qualité des eaux réceptrices (milieu récepteur).
Les instructions intitulées «Protection des eaux lors de l'évacuation des eaux des voies de communication» contribuent à déterminer si des eaux doivent être considérées comme polluées ou non polluées. Ce document présente aussi une procédure permettant de choisir le mode d'élimination approprié du point de vue de la protection des eaux.
En raison de la taille de l'aéroport de Zurich, il valait la peine d'établir un plan général d'évacuation des eaux (PGEE) pour l'ensemble des terrains de l'aéroport. Ce PGEE a été achevé en 1999 et sa mise à jour est assurée dans le cadre d'une planification continue.
L'application du PGEE doit intervenir progressivement jusqu'en 2015 et comprend des mesures concernant notamment l'évacuation des eaux des voies de roulement et le traitement des eaux usées provenant du dégivrage.
Le recours à des lubrifiants et à des herbicides le long des lignes ferroviaires représente également un risque certain de pollution pour les eaux.
L'évacuation des eaux des lignes ferroviaires s'est avéré plus difficile qu'il n'y paraissait: pour assurer la stabilité des rails, l'humus est banni des voies de chemin de fer et de leurs environs immédiats, ce qui ne facilite pas l'infiltration des eaux au travers d'une couche d'humus, bien au contraire. Un groupe de travail s'est mis à l'œuvre pour trouver des solutions à ce problème.
Lors de l'examen de projets de rénovation, de modification ou de déplacement de voies ferrées se pose la question de savoir si l'application du règlement R RTE 21110 respectivement des instructions de l'OFEFP respecte le principe de proportionnalité. Afin de préciser la notion de «modification importante», l'Office fédéral des transports et l'Office fédéral de l'environnement ont rédigé la présente aide à l'exécution en collaboration avec le groupe de travail «Protection des eaux». Ce document doit fournir à l'autorité compétente des critères lui permettant de décider si une adaptation aux prescriptions en vigueur est requise lorsqu'elle évalue un projet de modification d'une installation ferroviaire existante.
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