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Ours

Entre 1999 et 2002, dix ours slovènes ont été lâchés dans le Parc national Adamello Brenta en Italie, dans le but de soutenir la population alpine de cette animal. Dans ce pays, la population de plantigrades croît et de jeunes spécimens migrent à partir du parc vers les pays environnants, comme la Suisse et l'Autriche, certains animaux atteignant même l'Allemagne.

Ours
© Josef Griffel

Le dernier ours de Suisse a été abattu en 1904, dans le canton des Grisons. Ce prédateur a par contre survécu dans le Trentin italien et en Slovénie. Entre 1999 et 2002, dix ours ont été lâchés dans le Parc national Adamello Brenta, plusieurs autres l'ont également été en Autriche, déjà à partir de 1989.

La Suisse n'a pas de projet d'implantation de l'ours brun. L'arrivée du plantigrade sur notre territoire doit être le fruit d'une migration naturelle, comme ce fut le cas fin juillet 2005 dans le Parc national des Grisons. On suppose que cet animal est venu du Parc national Adamello Brenta. De même, les deux jeunes ours qui ont fait une incursion en Suisse en été 2007 provenaient également d'Italie.

Conflits potentiels entre l'ours et l'être humain

La chasse séculaire que l'ours a subi en Europe centrale l'a rendu généralement farouche.

Aujourd'hui, l'environnement est fortement sollicité par les activités humaines (habitat, agriculture, exploitation forestière, chasse, sport et tourisme). Cette coexistence forcée sur un territoire étroit oblige pour ainsi dire l'ours à surmonter sa crainte et peut générer chez lui un phénomène d'accoutumance à l'homme, qui, dans la nature domestiquée que nous connaissons aujourd'hui, mène irrémédiablement à des conflits.

C'est souvent la recherche de nourriture qui est à l'origine de cette accoutumance. En effet, dans les lieux fréquentés par l'homme, l'ours trouve une pâture riche en calories, abondante et assez facilement accessible. C'est surtout en automne, que le risque est élevé de le voir se spécialiser sur ces sources de nourriture qui n'appartiennent pas à son régime naturel. En effet, les ressources se font rares alors qu'il doit se constituer une couche de graisse pour survivre à l'hiver.

Les expériences faites à l'étranger montrent que la quête de nourriture au voisinage de l'homme est bien une des principale causes d'accidents impliquant des ours. C'est pourquoi il est essentiel de définir une stratégie appropriée pour la gestion des déchets biodégradables dans les régions "à risque" afin que celles-ci puissent s'accommoder de la présence du plantigrade.

Comportement face à l'ours

Il y a de nombreux endroits sur terre où l'ours et l'homme cohabitent. Les recommandations ci-après s'inspirent des expériences faites dans ces régions, mais elles ont valeur universelle. Elles visent à minimiser le risque d'accident impliquant un ours. Cependant, il ne faut jamais oublier qu'il s'agit d'un animal sauvage et donc imprévisible.

Toute rencontre avec un ours doit impérativement être signalée aux autorités, surtout si l'animal a un comportement agressif.

Normalement, il y a très peu de chance de rencontrer un ours, car il évite l'homme, qu'il repère d'ailleurs la plupart du temps bien avant que celui-ci n'ait pu le voir.

Il se peut néanmoins que le plantigrade attaque, par exemple lorsqu'un cueilleur de champignons se retrouve involontairement entre une femelle et ses petits ou qu'un ours découvre un animal tiré par un chasseur avant que ce dernier n'arrive sur place.

En présence d'un ours, il faut toujours garder à l'esprit qu'il s'agit d'un animal sauvage, imprévisible en présence de l'homme, mais envers lequel il faut aussi faire preuve de respect.

Voici quelques règles de comportement à observer:

  • ne pas bouger et parler fort pour attirer l'attention;
  • ne pas s'approcher, ne pas partir non plus en courant mais, au contraire, s'éloigner très lentement;
  • ne jamais donner à manger à un ours;
  • ne pas le provoquer.

Le comportement correct à adopter en cas de rencontre avec un ours est décrit à l'annexe 4 du Plan Ours Suisse.

JJ3

L'ours JJ3 a été abattu le 14 avril 2008 au soir, dans le centre du canton des Grisons. L'animal était devenu un réel danger pour l'homme, car il recherchait systématiquement sa nourriture à proximité des habitations et ne manifestait aucune crainte malgré des mesures d'effarouchement appliquées de manière répétée dans les villages. La décision d'abattre l'animal a été prise dans le cadre du plan de gestion de l'ours brun en Suisse.


Contact: aoel@bafu.admin.ch
Dernière mise à jour le: 08.01.2010

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Publications

Focus

FOCUS: Grands prédateurs et protection des troupeaux - 16.11.2012 - L’année 2012 a été riche en événements du côté des grands prédateurs. L’ours M13 s’est régulièrement rendu dans les Grisons.
FOCUS: «L’ours M13 fait l’objet d’une surveillance étroite» - 17.04.2012 - Comme M13 se montrait peu farouche à proximité des hommes et des habitations, les garde-chasse grisons l’ont endormi le temps de lui fixer un collier émetteur.

Statut de protection

Loi sur la chasse (LChP) (externer Link, neues Fenster)  - L'ours est protégé en Suisse par la LChP (art. 5 et 7).
Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (externer Link, neues Fenster)  - En Europe, la Convention de Berne place l'ours au rang des espèces "strictement protégées" (annexe II).

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