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Effets de l’exploitation du bois

L’exploitation du bois permet d’économiser des agents énergétiques fossiles et d’autres matières premières. Cette substitution peut être effectuée sur une durée indéterminée et contribue à respecter les engagements du Protocole de Kyoto.

La gestion des forêts contribue à la protection du climat non seulement grâce à la formation de puits de carbone, mais également par le biais d’une exploitation durable du bois. Le bois est une matière première dont le bilan de CO2 est neutre et dont l’utilisation permet d'éviter l'émission de CO2. Par ailleurs, le CO2 absorbé par les arbres est stocké à long terme.

Utilisation du bois en tant que matériau de construction

Si l'on utilise le bois comme matériau de construction, le carbone reste stocké pendant toute la durée de vie des bâtiments. Par ailleurs, la production de bois de construction libère beaucoup moins de CO2 que la fabrication d'autres matériaux comme le béton, les briques, le verre ou l'acier, qui nécessite plus d'énergie. L'utilisation du bois permet donc d'éviter l'émission de grandes quantités de CO2.

Chaque mètre cube de bois utilisé en lieu et place de ces matériaux de construction permet d'éviter l'émission de CO2. En 2007, environ 2,6 millions de m3 de bois ont été utilisés en Suisse pour la production de biens; de ce fait, on a pu éviter l'émission de 0,8 million de tonnes de CO2 dans l'atmosphère. A cela s'ajoute un effet presque plus important à l'étranger, d'où proviennent un grand nombre de ces produits fabriqués avec des matériaux de substitution.


Utilisation du bois en tant qu'agent énergétique

Lorsque le bois est utilisé comme agent énergétique, donc brûlé, le carbone stocké dans le bois se lie à l'oxygène et se dégage sous forme de CO2. Dans le cas d'une exploitation durable des forêts, le CO2 libéré est à nouveau absorbé par les arbres qui repoussent. Le cycle est ainsi bouclé, raison pour laquelle la concentration de CO2 dans l'atmosphère n'augmente pas.

Avec chaque mètre cube de bois utilisé à la place d'un agent énergétique fossile, les émissions de CO2 sont réduites. En 2007, la consommation de bois s'est élevée à 3 millions de m3. L'économie d'huile de chauffage ainsi réalisée correspond à une économie de 1,5 million de tonnes de CO2. Ce chiffre ne tient pas compte de l'énergie produite par l'incinération des déchets en bois (meubles p. ex.). La consommation de bois d'énergie pourrait être augmentée à près de 5 millions de m3 par an sans que les forêts suisses ne soient surexploitées, ce qui permettrait d'abaisser encore les émissions de CO2 de la Suisse de 1 million de tonnes.

L'utilisation du bois comme combustible présente néanmoins un inconvénient du point de vue écologique: une chaudière à bois émet habituellement beaucoup plus de poussières fines qu'une chaudière à mazout. C'est pourquoi le Conseil fédéral a modifié l'ordonnance sur la protection de l'air afin de réduire les émissions de poussières des chauffage à bois.


Facteurs à utiliser pour calculer le potentiel de substitution du bois en fonction du type d'utilisation

Utilisation du bois

Émissions de CO2 évitées par m3 de bois

En Suisse

A l'étranger

Total

Substitution de matériaux de construction

0.3 t

0.4 t

0.7 t

Substitution d'énergies fossiles

0.5 t

0.1 t

0.6 t

Bois laissé sur place dans la forêt

0.0 t

0.0 t

0.0 t

  • Le remplacement des matériaux de construction en béton, en brique ou en acier par du bois permet en moyenne d'éviter l'émission de 0,7 tonne de CO2 par m3 de bois (en cas d'utilisation énergétique subséquente du vieux bois, ce facteur monte à 1,3 tonne de CO2).
  • Le remplacement de l'énergie fossile par du bois d'énergie permet d'éviter l'émission de 0,6 tonne de CO2 par m3 de bois.
  • Lorsque le bois est abandonné sur place dans la forêt et qu'il se putréfie, le bilan est neutre (0 tonne de CO2): la quantité de CO2 libérée dans l'atmosphère correspond à celle absorbée lors de la croissance du bois.

Effet global des puits de CO2 et de l'exploitation du bois

Une étude a analysé les effets des puits de carbone et de l'exploitation du bois sur le bilan de CO2 de la Suisse, ceci à travers plusieurs scénarios. L'étude montre qu'on obtient le meilleur résultat du point de vue du CO2 en maximisant la croissance annuelle de bois exploitable. A long terme, le bilan de CO2 peut être optimisé par l'utilisation du bois ainsi obtenu comme matériau de construction en premier lieu, puis comme agent énergétique. La production et l'utilisation de produits du bois permettent en effet d'éviter les émissions dues à la production d'autres matériaux. Par ailleurs, une deuxième utilisation du matériau bois comme agent énergétique (vieux bois et déchets de bois) permet d'éviter les émissions liées à la combustion d'énergies fossiles. C'est ce qu'on appelle l'utilisation en cascade. En optimisant la gestion des forêts, on escompte une réduction annuelle d'environ 8 millions de tonnes de CO2 à l'horizon 2025, soit environ 15 % de la quantité annuelle de gaz à effet de serre émise actuellement. Cela représente une réduction supplémentaire de 6 millions de tonnes de CO2 par rapport à l'effet estimé pour le bois en 2000.

L'étude montre également qu'une faible augmentation importante du volume de bois sur pied des forêts pourrait avoir pour effet une légère augmentation de la croissance du bois, pour autant que les pratqiues sylvicoles soit adaptées. Ceci démontre que l'effet de puits de carbone et l'exploitation du bois ne sont pas contradictoires. Inversement, une diminution du volume de bois sur pied aurait tendance à réduire la productivité des forêts et l'offre en bois pour les années à venir. Cependant, privilégier exclusivement l'effet de puits de carbone conduirait à l'impasse, car lorsque les arbres cessent de croître, les forêts âgées se transforment en sources de CO2.

Ce qui contribue à la protection du climat profite également à l'économie forestière: une exploitation accrue de la forêt prévient le vieillissement de la forêt et contribue à sa stabilité. Par ailleurs, l'industrie du bois voit la demande de produits du bois augmenter. En revanche, une surexploitation des forêts aurait à long terme des répercussions négatives telles que la réduction de l'effet de puits de CO2 et du potentiel d'exploitation du bois.


Contact: wald@bafu.admin.ch
Dernière mise à jour le: 15.10.2009

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