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Les organismes nuisibles particulièrement dangereux (organismes de quarantaine) ont des organismes non indigènes qui peu-vent causer des dégâts aux plantes et dont il faut combattre l’introduction et la propagation en Suisse. Qu’il s’agisse d’insectes, de vers ronds (nématodes), de phytoplasmes, de bactéries, de champignons, de virus ou de viroïdes, ils menacent les arbres et les arbustes, en forêt et en dehors. Dans les cas graves, ils peuvent mettre en danger des écosystèmes naturels tout entiers ainsi que leur biodiversité. Il faut donc combattre systématiquement ces organismes dès qu’ils font leur apparition.
Les changements climatiques et la circulation croissante de personnes et de biens à l'échelle du globe intensifient la dispersion d'organismes vers de nouveaux habitats, loin de leur aire d'origine, et ils se révèlent parfois une menace pour l'environnement, l'économie ou la santé publique. La Suisse est particulièrement touchée par ce phénomène, en raison de sa situation géographique et de ses nombreux liens commerciaux avec le monde entier. Le défi est immense. Chaque marchandise et chaque voyageur sont des vecteurs potentiels d'organismes nuisibles.
Les organismes nuisibles les plus connus du public sont les bostryches typographes et le feu bactérien, tous deux à l'origine de programmes de lutte à hauteur de plusieurs millions de francs. Alors que le bostryche est un organisme nuisible indigène, le feu bactérien compte, lui, au nombre des organismes nuisibles d'origine exotique particulièrement dangereux.
D'autres organismes relèvent également de cette catégorie et constituent un risque important pour les forêts suisses ainsi que les arbres et arbustes qui les peuplent. En voici quelques exemples:
Il faut éviter d'introduire et de favoriser la propagation de ces organismes pour protéger les forêts suisses de conséquences néfastes. Pour ce faire, il faut déployer des mesures de prévention ciblées et combattre systématiquement tout foyer d'infection dès qu'il est découvert. En Suisse, c'est le Service phytosanitaire fédéral (SPF) qui est responsable, avec les cantons, des mesures officielles de surveillance et de lutte en matière d'organismes particulièrement dangereux. Le SPF développe des stratégies de lutte spécifiques à certaines espèces pour pouvoir mieux lutter contre les dangers biotiques actuels et futurs qui menacent les forêts de Suisse.
Les emballages ou les palettes en bois servant au transport de nombreuses marchandises constituent des vecteurs d'introduction très sensibles, car les parasites du bois s'y dissimulent très bien et risquent fort de passer inaperçus. C'est la raison pour laquelle la norme internationale pour les mesures phytosanitaires NIMP 15 a été développée, pour réglementer les matériaux d'emballage en bois.
D'autres voies d'introduction et de dispersion possibles sont le commerce de plantes et de matériel végétal (écorces ou graines p. ex.) infectés, ou les « passagers clandestins », voyageant à bord des moyens de transport.
Quiconque manipule, achète ou vend des marchandises susceptibles d'être contaminées par des organismes nuisibles particulièrement dangereux est tenu de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour éviter une telle contamination. Les cas suspects ou avérés doivent être annoncés au service phytosanitaire ou forestier compétent (déclaration obligatoire, selon art. 6 OPV).
L'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), sis à Birmensdorf, est l'organe compétent pour toutes les questions d'ordre scientifique ou technique dans le domaine des forêts. Son unité spécialisée Protection de la forêt suisse (SPOI) conseille les services forestiers, les propriétaires de forêts, les administrations et toutes les autres personnes intéressées.
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