Evacuation des eaux des voies de communication

En cas de précipitations, les eaux ruisselant sur les voies de communication très fréquentées (routes, lignes de chemins de fer et aéroports) peuvent entraîner d’importantes quantités de polluants vers les eaux souterraines ou les eaux superficielles. L’évacuation de ces eaux est régie par la loi.

Aux termes de la loi sur la protection des eaux, les eaux polluées doivent être traitées et les eaux non polluées, évacuées par infiltration. Avant d’évacuer les eaux de ruissellement provenant des voies et des surfaces de circulation, il importe donc de déterminer si elles doivent être considérées comme polluées.

L’exécution de la loi sur la protection des eaux incombe en principe aux cantons, les services fédéraux concernés intervenant dans les domaines relevant de la compétence de la Confédération (routes nationales, installations ferroviaires). Les directives applicables dans ces domaines ont été élaborées par l’Office fédéral des routes (OFROU) et l’Office fédéral des transports (OFT) en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).

En 2019, l’évacuation des eaux des routes communales et cantonales a été intégrée dans la directive de l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA) « Gestion des eaux urbaines par temps de pluie », qui prescrit une approche moderne de la gestion de l’eau de pluie en zone urbaine.

S’agissant des aéroports, les expériences faites jusqu’ici montrent que la méthode d’évacuation doit être choisie au cas par cas.

Évacuation des eaux de chaussée

Les eaux de chaussée contiennent de nombreux polluants, provenant notamment de l’abrasion des freins, des pneus et de la chaussée elle-même. Il s’agit donc de traiter les eaux provenant des routes très fréquentées au moyen de systèmes d’évacuation et de traitement des eaux de chaussée avant qu’elles parviennent dans les eaux ou qu’elles s’infiltrent. Les routes suisses ont pour la plupart été construites à une époque où le traitement des eaux usées n’était pas encore à l’ordre du jour. Ce n’est que vers la fin du 20e siècle que l’on a commencé à réaliser que d’importantes quantités de polluants parvenaient dans les eaux via les eaux de chaussée.

Installer un système d’évacuation et de traitement des eaux de chaussée nécessite une planification et une réalisation à long terme. Le traitement des eaux de chaussée consiste notamment à retenir les résidus de carburants et d’huile et surtout les boues parvenant sur la chaussée. En effet, de nombreux polluants peuvent se lier à ces dernières, comme les microplastiques issus de l’abrasion des pneus, une problématique connue depuis peu.

Depuis 2002, les autorités veillent le plus possible à évacuer les eaux de chaussée en tenant compte de ces exigences. Il faut donc s’attendre à une réduction continue des apports dans les eaux de surface durant ces prochaines années. Des clarifications sont en cours pour estimer dans combien de temps l’ensemble des eaux de chaussée pourront être évacuées correctement. Il s’agira ensuite de décider si la situation évolue de manière satisfaisante et si les exigences actuelles permettent de retenir un volume suffisant de polluants. Dans le cas contraire, des mesures supplémentaires devront être prises.

La directive « Traitement des eaux de chaussée des routes nationales » de l’OFROU décrit entre autres le processus de planification optimal pour l’aménagement d’une installation de traitement des eaux de chaussée. Elle vise à établir une pratique homogène et précise notamment les exigences en termes de rétention, de traitement et d’infiltration des eaux de chaussée. La directive décrit par ailleurs la procédure d’évaluation de la proportionnalité et les processus de traitement existants.

Évacuation des eaux des voies ferrées

Des études ont montré que les eaux évacuées des voies ferrées sont en règle générale nettement moins polluées que celles ruisselant des routes principales et nationales. Néanmoins, l’utilisation de lubrifiants et d’herbicides le long de ces voies présente un risque non négligeable pour les eaux. L’OFT et l’OFEV ont défini des critères d’évaluation en vue du classement de la pollution des eaux évacuées des voies.

Ces installations étant généralement aménagées en dehors des voies concernées, elles génèrent souvent des conflits d'intérêt. La directive «Traitement des eaux de chaussée des routes nationales» de l'OFROU décrit entre autres le processus de planification optimal pour l'aménagement d'une installation de traitement des eaux de chaussée. Fondée sur la publication de l'OFEV «Protection des eaux lors de l'évacuation des eaux des voies de communication», elle vise à établir une pratique homogène et précise notamment les exigences en termes de rétention, de traitement et d'infiltration des eaux de chaussée. La directive décrit par ailleurs la procédure d'évaluation de la proportionnalité et les processus de traitement établis.

Recherche appliquée

L’Association suisse des professionnels de la route et des transports (VSS) est active dans les domaines de la recherche et de la normalisation pour tout ce qui a trait aux routes et aux transports. Les recherches menées sous son égide visent à développer les connaissances dans les domaines de la route et des transports. L’association est à l’origine de diverses publications sur l’évacuation des eaux des routes, des pistes aéroportuaires et des parkings.

Informations complémentaires

Documents

Gewässerschutz an Bahnanlagen: Untersuchung von Gleisabwasser: (PDF, 1 MB, 01.02.2012)Schlussbericht – Orientierende Beprobung, Abflusscharakterisierung und Messkampagne an ausgewählten Standorten. BMG 2011.

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Dernière modification 04.10.2021

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