Feux d’artifice et l'impact environnemental

20.12.2019 - Il est de plus en plus fréquent de fêter la Saint-Sylvestre avec des feux d’artifice. Ces pratiques illuminent certes le ciel, mais provoquent aussi beaucoup de bruit, laissent derrière elles une odeur de fumée et émettent des poussières fines. L’OFEV a analysé leur impact sur l’environnement dans une étude et recommande d’en faire un usage modéré.  

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Depuis quelques années, les feux d’artifice sont utilisés pour célébrer non seulement la fête nationale du 1er août, mais aussi, et de plus en plus, le Nouvel An. Si le spectacle du ciel ainsi illuminé réjouit les spectateurs, les feux d’artifice sont aussi source de nuisances sonores et de pollution de l’air.

Les feux d’artifice, générateurs de nombreuses poussières fines

Ce régal pour les yeux n’est cependant pas très bon pour les voies respiratoires. En effet, l’utilisation de feux d’artifice peut augmenter considérablement la charge de poussières fines (PM10), du moins brièvement et localement. En période froide avec des situations d’inversion (notamment sous la couche de stratus), les particules restent longtemps en suspension dans l’air. Les données des stations de mesure suisses enregistrent des concentrations de poussières fines élevées à proximité des lieux où l’on utilise fusées et vésuves.

 
 
Un expert de l’OFEV inspecte le filtre à particules fines de la station de mesure NABEL Berne Bollwerk. Le réseau national d’observation des polluants atmosphériques (NABEL) mesure la pollution de l’air dans 16 sites de Suisse.
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Un spectacle à apprécier de loin

Selon les conditions météorologiques, il se peut que la valeur journalière moyenne limite de 50 microgrammes par mètre cube d’air fixée pour PM10 dans l’ordonnance sur la protection de l’air soit dépassée. Des données médicales attestent que de telles hausses de la teneur en poussières fines peuvent s’avérer problématiques pour les personnes souffrant d’affections des voies respiratoires. Il est ainsi recommandé aux personnes âgées et aux personnes souffrant d’affections respiratoires ou cardiovasculaires chroniques d’éviter la proximité immédiate des feux d’artifice.

Les sols et les eaux également atteints

L’OFEV estime que quelque 1800 tonnes de pièces d’artifice sont vendues par an en Suisse. Emballées dans du bois, du carton, du plastique ou de l’argile, ces pièces d’artifice contiennent au total 460 tonnes d’éléments pyrotechniques qui comprennent non seulement de la poudre noire, mais aussi des composés métalliques servant à donner les effets de couleur. Chaque année, elles génèrent près de 320 tonnes de poussières fines qui parviennent dans les sols et les eaux sous forme de précipité. Les feux d’artifice représentent environ 2 % des quelques 15 000 tonnes de poussières fines qui sont émises chaque année en Suisse.

La retenue est de mise

En plus des émissions de polluants atmosphériques, les feux d’artifice provoquent aussi des nuisances sonores, avec de fortes explosions, qui incommodent une partie de la population et effraient les animaux domestiques ou sauvages. Ces derniers réagissent souvent par la fuite, comportement qui leur coûte une énergie précieuse, surtout lors d’hivers particulièrement rigoureux. L’OFEV recommande en conséquence un usage modéré des feux d’artifice par les particuliers.

Feux d’artifice (Résumé)

Impacts sur l’environnement et aspects de sécurité. 2014


Poussières fines (PM10): Données actuelles


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Dernière modification 20.12.2019

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