Vers plus de calme - Magazine «environnement» 1/2013

Dossier: Le bruit dans l’histoire > Nous devenons sourds > Coûts externes et maladies > Une question de perception > Besoin de tranquillité > Les mesures concrètes

Le calme, une valeur sûre

Editorial de Gérard Poffet, sous-directeur de l’OFEV

Histoire du bruit: « Le chahut des autres »

Selon la loi, il faut protéger la population contre le bruit nuisible ou incommodant. Mais qu’est-ce que le bruit, quand et qui dérange-t-il? Ces questions divisent les esprits depuis le début de la civilisation humaine. Et pourtant, on sait bien où fixer les priorités, car le trafic représente de loin la principale source de pollution sonore.

Si le profane s’étonne, ce n’est pas le cas de l’expert Kurt Heutschi: le volume sonore de l’Aar au Schwellenmätteli est supérieur à celui du trafic sur le pont d’autoroute dans la forêt de Bremgarten. Mais l’Aar, dans notre perception, fait-elle vraiment du bruit?

Son et bruit: Question de perception

Des valeurs limites fixent les niveaux de pollution admissibles. Elles sont nécessaires pour établir des priorités, prendre des mesures et en vérifier les effets. Dans le cas du bruit, toutefois, la situation est particulièrement complexe.

Entretien avec Wolfgang Fasser: Wolfgang Fasser, aveugle depuis 35 ans, est musicothérapeute et chercheur de sons.

Entretien avec Wolfgang Fasser: « Le drame est que nous nous habituons à être sourds »

Wolfgang Fasser, aveugle depuis 35 ans, est musicothérapeute et chercheur de sons. Il utilise parfois des images acoustiques pour le traitement de maladies chroniques, de crises existentielles ou de handicaps.

Quand le trafic rend malade: Illustration Lorenz Meier

Effets sur la santé: Quand le trafic rend malade

Nous avons rencontré des habitants de Meyrin, soumis à une importante circulation tant aérienne que routière, avant de nous entretenir avec un spécialiste du sommeil. Une chose est sûre: le bruit du trafic dérange même sans qu’on s’en rende compte, et il peut altérer la santé.

Des billets de banque suisses

Conséquences économiques: Des coûts externes considérables

Le bruit du trafic coûte chaque année 1,25 milliard de francs, dont 90% en perte de valeur immobilière.

A Genève, les endroits où le bruit du trafic est inférieur à 40 décibels sont encore rares. Si l’on parvenait, par des mesures ciblées, à le réduire de 6 dB sur l’ensemble de la ville, des îlots de tranquillité étendus se formeraient un peu partout.

SonBASE: La paix en ville ne tient pas

La banque de données sonBASE permet de calculer les immissions sonores de manière flexible et d’élaborer des scénarios et des stratégies ciblées pour préserver le calme.

Swiss Airbus A320

Des mesures concrètes: Prendre le mal à la racine

Toutes sortes de moyens permettent de se protéger contre le bruit. Les mesures les plus efficaces sont toutefois celles prises à la source. Bref tour d’horizon des possibilités qui existent.

Image: voiture

Produits silencieux: Faire le bon choix

Voitures, pneus et appareils électroménagers sont plus ou moins bruyants selon les modèles. Il vaut donc la peine de consulter les étiquettes, labels et autres indications ou, si cela ne suffit pas, de s’adresser aux vendeurs pour trouver le produit le plus silencieux.

Urs Walker est avocat. Il a rejoint en 1992 la division Droit de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP), comme s’appelait alors l’OFEV. En 2008, il a pris la tête de la division Bruit et RNI, qui élabore les références scientifiques et juridiques dans ces domaines.

Le monde acoustique de demain: Soif de tranquillité

Comment se présentera notre environnement sonore à l’avenir? Quelles solutions de protection acoustique se profilent-elles à l’horizon? Entretien avec Urs Walker, chef de la division Bruit et RNI à l’OFEV.

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Dernière modification 12.02.2013

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