Doubs
Ces dernières années, l'écosystème du Doubs s'est progressivement amélioré. Depuis 2015, les autorités françaises et suisses collaborent avec des organisations de protection de l'environnement pour améliorer la qualité de l'eau et des habitats aquatiques de ce fleuve frontalier.
Le cours moyen du Doubs, qui forme la frontière entre la Suisse et la France, est un cours d’eau à la fois important pour la pêche et doté d’une valeur naturelle et paysagère exceptionnelle. La rivière est par ailleurs exploitée pour la production d’électricité et la pratique des loisirs.
Groupes de travail transfrontaliers
Les cours d’eau ne connaissent pas de frontières nationales. C’est pourquoi, en 2011, une structure commune a été mise en place afin de relever ces défis de manière concertée et transfrontalière. Depuis lors, des experts des deux pays collaborent au sein de groupes thématiques dédiés à la qualité de l’eau, à la pêche et à la gestion des débits. Les travaux menés par ces groupes de travail ont abouti à diverses publications. (à télécharger ci-dessous sous « Informations complémentaires »
« Documents »).
Groupes de travail national
La Confédération met en œuvre, en collaboration avec les cantons de Neuchâtel et du Jura, le Plan d’action national pour le Doubs (PAND). Le PAND, ainsi que sa mise en œuvre, constituent la réponse de la Confédération et des cantons à la recommandation n° 169 du Comité permanent de la Convention de Berne, relative à la protection de l’apron (Zingel asper) vivant dans le Doubs.
Le plan d’action vise à restaurer le bon fonctionnement des écosystèmes liés au Doubs le long de la frontière franco-suisse et sur le territoire jurassien, ainsi qu’à assurer la protection durable des communautés biotiques caractéristiques du fleuve et de ses affluents. Il comprend également des mesures destinées à préserver la population génétiquement unique de l’apron.
Un rapport dresse le bilan de la mise en œuvre du plan d’action à fin 2025 (voir téléchargement ci-dessous). Plusieurs mesures clés n’étant pas encore achevées à cette échéance, l’OFEV et les cantons du Jura et de Neuchâtel ont décidé de prolonger le plan d’action jusqu’en 2030.
L'apron ou « Roi du Doubs »
L’apron, également surnommé « Roi du Doubs » ou « Rhone-Streber », est un petit poisson de la famille des percidés (Percidae). En Suisse, il n’est présent que dans le secteur jurassien du Doubs. Il figure à l’annexe II de la Convention de Berne en tant qu’espèce strictement protégée et est considéré, en Suisse, comme une espèce menacée d’extinction.
Depuis 2000, la Confédération et le canton du Jura mènent conjointement un suivi de l’apron. Les observations ont mis en évidence un déclin continu de la population dans le Doubs, en dépit des mesures prises et du plan d’action national.
À l’été 2023, un dernier spécimen a été repéré et capturé, constituant à ce jour la dernière observation connue dans le Doubs. Cette femelle apron a été placée en aquarium et croisée avec des aprons provenant de France.
Pour déterminer s’il serait faisable d’élargir l’élevage à des fins de conservation, une étude a été menée. Dans ce cadre, les aspects techniques et financiers ainsi que les risques ont été évalués. Selon les conclusions, la mise en œuvre d’un tel projet est envisageable, mais son succès serait incertain.
Fort de ce constat, l’OFEV a décidé de renoncer à lancer un projet d’élevage et de conservation. Les faibles chances de succès ne sauraient justifier un effort si important. En revanche, les fonds disponibles serviront plutôt à financer des mesures pour l’amélioration des habitats et la préservation de la biodiversité ainsi que des paysages, sur les rives du Doubs ou ailleurs en Suisse.
