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Publié le 17 janvier 2025

Effets de la pollution atmosphérique sur la santé

Il est prouvé que la pollution atmosphérique est à l'origine de maladies et de décès prématurés. Le principal risque provient des charges trop élevées en poussières fines, ozone et dioxide d’azote. Les personnes les plus touchées sont celles qui vivent à proximité d'axes routiers très fréquentés.

Chaque fois que nous inspirons, des gaz tels que le dioxyde d'azote et l'ozone ainsi qu'une grande quantité de particules fines pénètrent dans nos voies respiratoires et nos poumons. Ces particules se déposent dans les bronches et les alvéoles pulmonaires, où elles peuvent avoir des effets nocifs sur la santé à plus ou moins long terme.

Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans les poumons. Une exposition excessive à des polluants entraîne une augmentation des troubles et des maladies respiratoires chez les enfants et les adultes, notamment des crises de dyspnée, de la toux et des expectorations chroniques, des bronchites, chroniques ou non, ainsi que des infections des voies respiratoires.

Chez les personnes déjà malades, la pollution atmosphérique constitue une charge supplémentaire: plus l'air est pollué (p. ex. le long d'axes routiers très fréquentés), plus les phases de rémission sont brèves. La pollution de l'air inhalé diminue la capacité respiratoire moyenne. Elle est la cause de l'augmentation des consultations en urgence et des hospitalisations pour affection des voies respiratoires.

Le centre de documentation sur l'air et la santé LUDOK, financé jusque en 2025 par l'OFEV et basé à l'Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH), en collaboration avec d'autres organisations de soutien telles que la Ligue contre le cancer, « Lunge Zurich » et les services cantonaux en faveur de la protection de l’air, a compilé les effets sur la santé des principaux polluants de l'air ambiant et les a présentés dans un graphique interactif.

Swiss TPH: Infographie Air et Santé

La pollution atmosphérique réduit l'espérance de vie en raison des maladies cardiovasculaires et respiratoires, y compris le cancer du poumon. En Suisse, on estime le nombre de décès prématurés dus à la pollution atmosphérique chaque année à environ 2000. À cela s'ajoute le fardeau sanitaire lié aux polluants atmosphériques, qui se traduit par des milliers de cas supplémentaires chaque année de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), de démence, de diabète de type 2, de cardiopathies ischémiques et de cancer du poumon. Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé entraînent chaque année en Suisse des coûts externes, non couverts par les responsables, qui se chiffrent à plus d’un milliard.

Les impacts à long-terme de la pollution de l'air sur la santé sont évalués dans le cadre de l'étude de cohorte SAPALDIA (Swiss Cohort Study on Air Pollution and Lung and Heart Diseases in Adults). Ces études et d'autres révèlent cependant que la santé des enfants et des adultes s'améliore assez rapidement lorsque la pollution atmosphérique décroît. Des actions visant à améliorer la qualité de l'air ont donc un effet positif mesurable sur la santé de la population.

Données

Indicateur Atteintes à la santé dues à la pollution atmosphérique (PM2.5)

Informations complémentaires