Mesures pour contenir la pandémie du coronavirus et la qualité de l'air

Les mesures visant à contenir la pandémie de coronavirus ont considérablement changé la vie quotidienne des Suisses. Ont-elles également eu des répercussions sur notre environnement? Les premières évaluations suggèrent que la qualité de l'air s’est améliorée à court terme.    

Autobahn am Gottard
Vue de l'aire de repos et de service du Gothard Nord à Erstfeld sur l'A2 en direction du sud, qui est très peu fréquentée en raison du Coronavirus.
© KEYSTONE|Pascal Mora

Une meilleure qualité de l'air grâce aux mesures permanentes

Les émissions de polluants atmosphériques ont fortement diminué au cours des dernières décennies grâce aux mesures prises par la Confédération, les cantons et les communes. La réduction des émissions de gaz d'échappement des chauffages, des exploitations industrielles et artisanales, des véhicules et des machines à moteur à combustion a également eu un effet positif sur la qualité de l'air.

Impact des mesures visant à contenir la pandémie de corona

La pollution atmosphérique en Suisse est causée par un grand nombre d'émetteurs. Il n'est donc pas facile d'estimer l’impact des mesures prises pour contenir la pandémie de corona et si elles ont également permis de réduire les émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, la pollution due aux poussières fines PM10, à laquelle de nombreuses sources d'émission contribuent localement et sur une grande surface, n'a pas diminué au cours de la deuxième moitié du mois de mars 2020. Dans le cas du dioxyde d'azote, dont la principale source est le trafic, il est clair que la réduction du volume du trafic se traduit également par une meilleure qualité de l'air dans les endroits proches des routes. Ce phénomène est particulièrement prononcé au Tessin, qui ressent également la baisse de la pollution en Italie.

Toutefois, le niveau de pollution atmosphérique à court terme dépend aussi fortement des conditions météorologiques. Cette circonstance doit être prise en compte dans les comparaisons. Des analyses approfondies de la pollution atmosphérique dans les stations du réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (NABEL), qui tiennent compte de l'influence respective des conditions météorologiques, sont désormais disponibles sur le site de l’Empa. 

L'objectif reste la qualité de l'air  

Même si les émissions de polluants atmosphériques ont temporairement diminué et que la qualité de l'air s'est donc améliorée à court terme, une amélioration durable nécessite une réduction soutenue des polluants atmosphériques. Les émissions de poussières fines, de dioxyde d'azote, de composés organiques volatils et d'ammoniac doivent être réduites davantage en appliquant de manière conséquente les meilleures techniques disponibles en Suisse et au niveau international pour les véhicules à moteur, les installations agricoles et industrielles et les systèmes de chauffage.

L'air, c'est la vie. En effet, une personne respire environ 15 000 litres ou l'équivalent de 15 kilogrammes d'air par jour. L'air ambiant est donc notre principale denrée alimentaire.

Cet air est à préserver, maintenant et à l'avenir. 

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Dernière modification 16.04.2020

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