Hydrocarbures halogénés volatils

En Suisse, les hydrocarbures halogénés volatils (HHV) dépassent la valeur limite de 1 µg/l à 3 % des stations de mesure. Dans les bassins d’alimentation urbains, leur concentration est supérieure à cette valeur à près de 11 % des stations.

Conformément à l’ordonnance sur la protection des eaux, les eaux souterraines ne doivent pas contenir de substances de synthèse persistantes. S’agissant des eaux du sous-sol utilisées comme eau potable ou destinées à l’être, il existe de plus une valeur limite (exigence chiffrée) de 1 microgramme par litre (μg/l) pour les HHV. En 2017, les concentrations des HHV analysés ont dépassé ce seuil à 3 % des stations de mesure NAQUA. Au total, 24 % des stations ont relevé la présence d’HHV dans les eaux souterraines.

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Hydrocarbures halogénés volatils dans les eaux souterraines (2017) et aires d’exploitation polluées par des HCC. Concentration maximale par station de mesure NAQUA.
© OFEV

Tétrachloroéthène et trichloroéthène

Le tétrachloroéthène et le trichloroéthène sont les HHV les plus souvent détectés dans les eaux souterraines. De plus, le premier est de loin l’HHV qui dépasse le plus fréquemment la valeur limite de 1 µg/l. Au total, douze stations de mesure (soit 2 %) ont enregistré des concentrations de tétrachloroéthène supérieures à cette valeur.

Utilisés en grandes quantités et souvent de façon insouciante dans l’industrie et l’artisanat pour leurs propriétés de solvants et de détergents, ces deux produits chimiques sont parvenus dans l’environnement essentiellement durant la seconde moitié du XXe siècle. Au fil du temps, les anciennes exploitations et décharges sont devenues des sites contaminés et sont aujourd’hui très souvent à l’origine de la pollution des eaux souterraines. Ces deux substances sont difficilement dégradables dans les eaux souterraines.

Léger recul

De 2007 à 2017, le nombre de stations de mesure auxquelles ont été détectées des concentrations d’HHV de plus de 1 µg/l a reculé de près de 5 à 3 %. Durant cette période, les HHV ont également été un peu moins souvent décelés.

Si le nombre de stations auxquelles le trichloroéthène et le 1,1,1-trichloroéthane ont été identifiés est en léger recul depuis environ 15 ans, le tétrachloroéthène n’affiche aucune tendance nette.

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Dernière modification 12.05.2020

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